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mercredi 1 février 2012

Bruxelles!

Voici le récit en images d'un super weekend à Bruxelles, où tout les ingrédients étaient réunis pour passer des moments mémorables! Prenez deux amies, incorporez un hôtel magnifique, mixez le tout dans une ville accueillante, ajoutez enfin des bars et des restaurants bon marché et bonne ambiance.
Et maintenant, dégustez Bruxelles!

La vue depuis le restaurant au 10ème étage du Musée de la Musique

Le Musée de la Musique : un beau bâtiment habillé de fer forgé, qui dispose d'un café-restaurant au 10ème étage. Les petits plats de type brasserie étaient bons, joliment présentés et à un prix vraiment raisonnable. Le serveur fût adorable, et la vue sur la ville magnifique. Voici un restaurant touristique qui échappe à la catégorie "piège à touristes". 

Des boîtes de chocolats tellement jolies, à tous les coins de rue

Malgré la sollicitation permanente des très nombreuses boutiques en ville, je n'ai pas acheté de chocolat. Cependant j'ai beaucoup aimé la boutique Mary, située Galerie de la Reine. Cette jolie petite chocolaterie ressemble à une maison de poupée ou à un boudoir féminin gourmand.

Spéculoos, Massepain, Pains d'épices ... le paradis du goûter. 

Pour tous les sablés, pains d'amande, spéculoos et autres pains d'épices, je ne peux que vous conseiller la biscuiterie Dandoy. Une petite boutique est située rue au Beurre, comme si sa destinée l'avait menée là. Cette rue menant à la Grand Place, il vous suffit de la traverser pour trouver un salon de thé Dandoy où l'on peut se régaler de délicieuses gaufres bruxelloises ou liégeoises, justes tiédes et croustillantes! 

On ne déroge pas à la règle : en fin de journée, une petite bière s'impose au Roi des Belges

Le soir, Bruxelles reste assez calme, sauf si l'on pousse la porte des bons bars. Il existe pas mal de bars de nuit qui ferment tard (entre 3h et 6h du matin). Les consommations sont à des prix raisonnables, l'ambiance est vraiment décontractée et festive.

C'est surement parce qu'à Bruxelles on festoie et on fait bonne chère qu'il y fait si bon vivre. J'ai trouvé les belges vraiment charmants et de bonne humeur ... je vais de ce pas commencer une cure de spéculoos!  

mercredi 5 janvier 2011

Au pays du reblochon

De retour d'une semaine en Savoie, la montagne me manque déjà ...
Que de grands horizons! Le soleil se reflétant dans la neige immaculée chauffe la peau. 
Quel plaisir de se promener sur un sentier dans les bois et s'arrêter pour écouter le silence. Le calme de la colossale montagne uniquement troublé par le crissement de mes pas dans la neige.


La Savoie, c'est aussi une région de spécialités culinaires dont les grands classiques : raclette, tartiflette et autre fondue savoyarde. Une avalanche de fromage pour faire le plein avant de lutter contre les -10 degrés ambiant. Il en faut de l'énergie pour gravir les sommets! 
Soyons honnêtes, aujourd'hui il n'y a plus que les télécabines et les motos-neige qui montent aux sommets, alors que nous restons au chaud à nous délecter de ses petits plats ultra riches et super bons.

Grand souvenir gustatif : au sein de la station Plagne Centre, au restaurant Le Refuge (original n'est ce pas?!), j'ai gouté au meilleur gratin de ma vie ... il parait que les pommes de terre cuisent pendant 12 heures au four, à feu très doux.

Et parce que nous y étions pour la Saint Sylvestre, j'ai préparé un petit repas de fête. Point de raclette cette fois, je voulais quelques plats classiques.
J'ai particulièrement apprécié l'entrée, faites avec les moyens du bord (une supérette et un four micro-ondes) : voici mon bricolage de cuisine pour le début d'année à retrouver dans les post suivants : le feuilleté saumon-poireau et risotto savoyard, et la recette de la mousse au chocolat sans beurre.



mardi 9 novembre 2010

Une soirée à Pise

A l'intérieur des remparts de Pise, les bars se regroupent autour de quelques rues. Un tout petit bar se trouve sur une place, composé uniquement d'un comptoir face à la rue. Des tables et des chaises sont éparpillées dehors, mais la plupart prennent leur verre debout. La place se remplie rapidement où se mêlent les clients des différents établissements et ceux qui profitent uniquement de l'atmosphère du lieu.

Il se dégage une ambiance bon enfant qui a une petite odeur d'été même s'il fait un peu frais par ce mois de novembre.


Ce que les italiens ont en plus, ce sont les tapas qu'ils mettent gratuitement à disposition des clients. Lorsque l'on prend une consommation, on peut se servir sur les plateaux de tapas disposés sur le comptoir : tartine de crème d'ail, anchoïade, tapenade, mini sandwichs de mortadelle, de tomate-mozzarella ... Une vrai bonus par rapport aux cacahouètes et autres chips mesquins des bars français. En cas de budget serré, ça peut même faire office de repas car on peut se resservir à loisir!


Le cocktail du soir :  (n'a rien d"italien, mais est sacrément bon) Le Rhum Cooler
- rhum blanc
- rhum brun
- sucre roux en poudre
- beaucoup de quartiers de citrons verts
- du soda Ginger Ale (parfumé au gingembre. J'en ai trouvé dans une épicerie africaine, mais je ne crois pas qu'il y en ai en France dans les supermarchés habituels.)
- beaucoup de glace pilée

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, mais en particulier l'abus de rhum cooler... ;-)

Finalement, les consommations sont moins chères qu'à Paris et l'ambiance est vraiment joyeuse. 

Au détour d'une rue, en sortant de la place


Pise la douce

La pierre blanche de la Piazza dei Miracoli était inondée de lumière. 


La célèbre Tour se cachait derrière le Duomo et la cathédrale, et elle était beaucoup plus petite que ce que j'imaginais. 


Nous voici arrivés en Italie pour 3 jours à Pise. A nous les pizzas, les bruschetta, le vino rosso! 
Un air doux et les rayons du soleil caressent nos peaux dès la descente de l'avion. Il ne nous reste plus qu'à acceuillir avec délectation les plaisirs italiens.  


Tout nous pousse à croire que nous évoluons dans un décor de théâtre. Les façades colorées et défraichies des immeubles semblent tout droit sorties d'une pièce de la Commedia dell'arte.


Les restaurants sont pour la plupart décorés avec peu de goût mais beaucoup de clichés. Il ne faut pas s'y fier, car la meilleure des pizzas peut se cacher derrière une de ces devantures ringardes. Cela rend la quête encore plus ardue!


Le meilleur repas du séjour était dans une grande pizzeria très rangée et bien tenue, fortement éclairée et bruyante. Malgré le peu de charme de l'entrée, la salle pleine et les clients faisant la queue nous ont convaincus. Nous aurions été malheureux de nous fier uniquement à l'aspect extérieur de ce restaurant. Les gnocchis à la roquette et au parmesan étaient les meilleurs que j'ai jamais gouté. Si fondants! La pizza sans mozzarella, à la bresaola, salade et parmesan en copeaux a eu beaucoup de succès. 


Sur de grandes tables en bois, nous avons dégusté nos plats avec envie et nous avons fait la connaissance du vin rouge toscan : fort en alcool (14 degrés tout de même) et riche en saveurs, il accompagne parfaitement des assiettes copieuses et du parmesan italien très sec.

Depuis nos places, un vrai spectacle en direct : le four à bois des pizzaiolo marche fort et  les pizzas se font avec un tour de main expert.

Notez que les prix des restaurants de Pise sont largement abordables. Pour ce repas : deux plats, deux desserts, une bouteille de vin et deux grappa pour 29 euros. A ce prix là, on a même plaisir à laisser le pourboire au serveur.

La grappa, eau de vie de marc de raisin, sent fort le pépin de raisin mais a un goût si fort d'alcool pur qu'il en ressort très peu d'intérêt finalement. 
 

Tout au long de la journée, nous pouvons déguster le café italien sous toutes ses formes. Le caffè latte du matin est mousseux et l'espresso en fin de repas est digne d'un vrai digestif (un tord boyau?!)


Pise la douce me berce par sa tranquillité.  La vie coule à Pise le long de l'Arno, sur ses rues pavés et derrière ses lourdes portes en bois. Rien que pour prendre le temps de s'attabler à une terrasse face à la cathédrale, le voyage en vaut la chandelle. 


vendredi 17 septembre 2010

Instants furtifs


Puisque l'Inde nous dévore,  dévorons ses délices.

Pêle-mêle, des souvenirs culinaires uniques. Des photos de cette année et de l'année dernière.

La "cérémonie" du tchai. Du thé, du lait, du sucre et des épices, surtout des épices.

Au bord d'une route, lors d'une promenade à cheval
Tea time à l'ombre

A Varanasi, un verre de thé dans la rue, juste à côté du temple

Les hommes préparent le thé. Jamais aucune femme n'occupe cette place.
Face à nous on vend des offrandes de fleurs pour le temple
Un déjeuner préparé pour nous par une indienne. Pommes de terres et oignons grillés, œuf dur, piment vert et chapati. Si simple, ce fût l'un de nos meilleurs repas indien.

Elle attrape la "poêle" chaude avec une pince
Au dessus du coin cuisine, notre copine nous regarde manger

Une randonnée à dos de chameau de deux jours dans le désert, tout proche de la frontière pakistanaise.

Notre guide avait prévu de la nourriture pour nous trois, accrochée au dos du chameau. Des nouilles, des légumes et du pain. Pour préparer les repas, nous nous sommes arrêtés près d'un point d'eau, ou à l'ombre d'un arbre.

Préparation de la pâte à chapati. De la farine complète et de l'eau.
Il fait le feu avec ce bois

Aux antipodes des repas simples du désert, un délicieux thali dans un restaurant chic


Du riz, un dalh, des pommes de terre et tomates, un mix de légumes en sauce relevée, des dés de fromage dans un plat d'épinards. Accompagnés de crudités, de fromage frais et de gulab jamun pour le dessert.

Le mot dalh signifie "féculents".  Il existe quantité de dalh : cuisiné avec des lentilles uniquement, ou mélangées à des pois cassés. Des dalh-soupe très liquides ou des dalh frit au beurre et épaissis à la crème. Mais toujours, toujours des épices ...

Un verre en début de soirée, sur le rooftop restaurant de notre hotel, à Jaisalmer.


La Kingfisher, bière nationale indissociable des soirées indiennes. Il existe même la Kingfisher Airline ! Dans certaines villes très pieuses, on ne peut pas boire d'alcool dans les restaurants autour des temples. Dès que l'on s'en éloigne un peu, les serveurs nous apportent la bouteille cachée dans du papier journal. Aux cas où les dieux regarderaient notre table ...


A chacun son repas ... !

jeudi 16 septembre 2010

Tarte à la crème, Kitsch et Sucreries


C'est une bonne définition de la pâtisserie indienne. La mondialisation et le tourisme de masse ont amené dans le pays différents cookies, muffins, et autres barres chocolatées. Mais les pâtisseries que les indiens confectionnent traditionnellement sont plus proches de ce que l'on trouve au Moyen-Orient. Une avalanche de sucre mêlé à de la pâte d'amande ou de la pâte à friture. Du sirop à la rose, à la cardamome ou à la fleur d'oranger. Des bouchées roses, oranges ou vertes. C'est trop, mais c'est bon.


Dans la ville de Bhopal, nous nous sommes longuement promenés dans le bazar, appelé "New Market". Dans le labyrinthe de petites ruelles, nous avons trouvé cette grande pâtisserie où nous avons dégusté ces fameuses petites bouchées sucrées, directement debout devant l'étal dans des caissettes en papier. Les boules que l'on voit en bas de la vitrine baignent dans du sirop à la cardamome. Ce sont les gulab jamun dont j'ai déjà parlé dans l'article sur les épiceries indiennes à Paris. Celles-ci sont blanches mais il existe un nuancier de couleurs allant jusqu'au marron foncé, en fonction du degré de friture que ces sucreries ont subies.

Une autre pâtisserie, de la pâte d'amande en vitrine

Quelques rues plus loin, nous entrons dans la rue dédiée aux gâteaux de fête. Plusieurs pâtisseries se succédant, toutes serrées les unes aux autres et chacune rivalisant de gâteaux de formes et de couleurs plus extravagantes.


Ces produits sont achetés par une classe moyenne à peine naissante en Inde, et par les plus aisés. L'appartenance à une classe sociale est fortement marquée par différents indices révélant le niveau de vie. Il est flagrant que chaque indien appartient à une catégorie de population déterminée et ne pourra jamais en sortir. Les codes sociaux très rigides rangent le peuple dans des castes et imposent à chacunes des habitudes et des goûts communs. Les indiens fortunés aiment le kitsch, les brillants et les gros téléphones portables. J'imagine ces gros gâteaux à la table d'une famille d'indiens fortunés fêtant l'anniversaire de leur dernier fils, fierté de la famille et portrait craché du père bedonnant, la moustache en moins. Ces pâtisseries sont à l'image de la mode indienne, clinquante, très colorée et souvent ringarde ... C'est trop mais l'important c'est que ça en mette plein la vue !

Dans la petite ville d'Orchha, nous avons également découvert d'autres pâtisseries. Des petites boutiques s'agglutinent aux abords du temple où les habitants vont prier tous les soirs. Car toutes ces petites sucreries ne sont pas destinées à être dévorées au goûter, mais constituent des offrandes qui sont faites aux dieux lors des prières. 

Ce vendeur a accepté que je prenne son étal en photo
Ces pâtisseries sont destinées à Rama qui réside dans le temple voisin
On aperçoit sur la dernière photo une petite boîte en carton dans laquelle sont vendues les sucreries. Elles sont offertes bien emballées car c'est un cadeau que les hindous font à leurs divinités.

Une question évidente surgit à la vue de ces offrandes quotidiennes. Ne devrait-on pas nourrir les milliers d'indiens mourant de leur misère plutôt que des dieux peu cléments avec leurs fidèles ? Cette question trop souvent posée est terriblement d'actualité en Inde.
L'Inde est une contradiction permanente entre sa richesse culturelle et sa pauvreté humaine. Face à la profusion de nourriture riche sur des étals comme celui-ci traînent des corps mutilés et décharnés. L'injustice est souvent révoltante dans ce pays et c'est ce qui en fait une source d'émotions et de réflexion pour nous occidentaux.