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jeudi 27 septembre 2012

Hema - Ma caverne hollandaise

Hema, c'est une nouvelle boutique maison qui arrive petit à petit en France et que j'ai découvert grâce à mon amie cuisinière et blogueuse La cuisine des citadines

Cette enseigne à bas prix venue d'Amsterdam est un grand coffre à trésors qui regroupe des objets déco design, des accessoires pour les loisirs créatifs, pour le bureau, des vêtements pour bébé trop mignons, quelques cosmétiques et surtout du matériel de cuisine et de la vaisselle dont on voudrait remplir nos placards!

J'y ai trouvé quelques beaux jouets pour grandes filles cuisinières un peu accro au shopping culinaire (je crois qu'il y en a 2 ou 3 dans l'assemblée qui se sentent concernées ...). Cette enseigne risque de réveiller la bête consommatrice qui sommeille en vous!

Cette fois-ci je suis restée raisonnable et spectatrice, écarquillant les yeux sur un tas de petites choses tellement mignonnes qui me tendaient les bras. C'est sur, je ferai un nouveau voyage dans cette boutique qui est une source inépuisable de cadeaux pour toute la famille. 

Voici une petite sélection de ce qui m'a fait envie. 


(Tout cela m'aurait coûté 34,50 euros)

Cette sélection totalement régressive n'inclut pas tous les ustensiles de cuisine plus sérieux et peu onéreux que l'on peut trouver chez Emma ...

La boutique que j'ai visité se situe aux Halles, à Paris, 120 rue Rambuteau. Il existe d'autres adresses à Paris, en banlieue et en France.


Cet article a plu à Libé Food


mardi 17 janvier 2012

Le Baratin

En contrebas de la rue de Belleville se cache une petite adresse, petit restaurant par la taille mais grand par les éloges qui lui sont faites.

C'est en recherchant une bonne adresse sur internet que j'ai découvert le Baratin. Tout d'abord par le biais du blog Chroniques du Plaisir, qui le place dans la liste de ses restaurants préférés. J'aime beaucoup ce blog et le ton de son auteur qui réussi à nous faire voyager avant même d'avoir mis les pieds dans l'un des établissements qu'il nous raconte, qu'il nous fait vivre par procuration. Si j'osais la blague facile, je dirais même que Chroniques du Plaisir n'est pas du genre à nous baratiner ...

Mais revenons à ma quête d'une bonne table pour un samedi soir en amoureux. En faisant de plus amples recherches sur internet, je m'aperçois rapidement que de nombreux articles de presse recommandent le Baratin. Tout ça ayant sérieusement attisé ma curiosité, je décide de réserver tout de suite une table pour le weekend suivant.
Premier essai, premier échec : le restaurant est fermé pour les fêtes de fin d'année et ne sera ouvert qu'à partir du 3 janvier. Je ne me décourage pas, nous irons la semaine prochaine.
Deuxième semaine, deuxième essai, deuxième échec : J'appelle le restaurant à 10h un vendredi matin afin de réserver pour le samedi soir ... le restaurant affiche complet, que ce soit pour le premier ou le second service, vendredi comme samedi ...! Franchement déçus mais toujours pas découragés, nous reportons encore notre sortie. Ce sera le Baratin ou rien!
C'est au lundi matin de la troisième semaine que j'ai sauté sur mon téléphone pour être la première à bloquer deux couverts pour samedi soir. Enfin, j'allais être l'heureuse élue! Certes il y avait (enfin) de la place, mais à condition de vouloir diner à 19h30 ou à 21h30 uniquement et surtout pas à 20h30 car la maison ne prend pas les réservations à cette heure ci ...

Qu'on se le dise, le Baratin, ça se mérite ...

Mes efforts se sont vus récompensés par de belles assiettes, de bons vins, et une ambiance chaleureuse d'un vieux Paris un peu bohème, un peu gouailleur.

Les assiettes sont riches et appétissantes, mettant en valeur le produit brut et bien traité. Il n'y a pas de carte, uniquement une gigantesque ardoise que le serveur essaie de faire tenir en équilibre et qui tourne de tables en tables, au fur et à mesure de l'arrivée des clients. Il y a donc peu de choix, ce qui reste à mon sens un gage de qualité. L'ardoise nous propose un choix équilibré entre viandes et poissons, pour les entrées comme pour les plats, où sont semés quelques touches d'originalité sur une toile de classicisme réconfortant.

Nous avons commencé avec un joli petit bouillon de lieu jaune et légumes, frais et délicat aux saveurs légèrement asiatiques, et un carpaccio de gros mulet noir et vinaigre fumé. Des morceaux de poisson coupés comme des sashimi ont une belle texture et un vrai goût prononcé.

Nous avons continué avec une joue de veau et ses légumes, et un magret de canard des Landes, oignons et salsifis confits. La joue de veau était très fondante, servie copieusement, les légumes comme un potager miniature reconstitué dans mon assiette. Ce plat aurait été un complet ravissement s'il n'avait pas été aussi riche, car la viande comme les légumes était couchés sur un lit de jus de viande bien trop gras. C'était donc très bon, mais j'ai laissé la moitié de mon assiette. En ce qui concerne le canard, lui aussi servi généreusement, il était visiblement "mal cuit", dixit l'Homme qui l'a mangé, ce qui signifie que la viande était trop cuite. En effet, le serveur n'avait pas demandé la cuisson désirée. Mais les oignons grelots et salsifis confits en accompagnement étaient à tomber à la renverse. J'ai encore du boulot pour savoir les faire aussi bien! 


Un seul dessert, un moelleux au chocolat et sa petite crème anglaise, plutôt mignon le petit! (et BON!). 

Nous avons pris le vin au verre uniquement, afin de pouvoir en tester plusieurs. Ils m'ont tous étonnés et ravis. On peut tout de suite constater que le patron du restaurant est un amateur de bons vins et qu'il soigne sa sélection. Si vous choisissez une bouteille de vin, elle sera ouverte au bar et carafée. Les serveurs, comme leur patron, sentent le vin avant de le servir, et n'hésiteront pas à ouvrir tout de suite une autre bouteille s'ils remarquent que le vin à un problème. J'ai vu la serveuse s'avancer vers une table pour servir le vin, le sentir en chemin, faire demi tour et ouvrir une autre bouteille, carafée à son tour. Après vérification, les clients ont pu être servis et s'épargner la désagréable tâche de tester leur breuvage sous l'œil hagard du serveur qui attend qu'on lui dise que son vin est "très bien, merci". 

Je crois que c'est grâce à ce genre de détail que l'on peut se sentir vraiment bien dans un restaurant. Au Baratin, le patron fait un peu la gueule et regarde la salle par dessus ses lunettes en ouvrant des bouteilles de vin, le serveur est très aimable et a un vieux tablier bleu de cuistot, la décoration est dépareillée mais agréable, un peu comme dans le salon de mamie où l'on se sent bien. Avant de diner, prenez un verre accoudé au massif bar en bois, vous serez plus près des conversations intéressantes ...


samedi 31 décembre 2011

Gontran Cherrier

31 décembre. C'est l'ultime chance pour moi de laisser ici trace de mon passage en 2011. 
Pour achever cette année culinaire avec un bon souvenir en bouche, je suis (enfin!) allée faire un tour chez Gontran Cherrier, chef de file du bon pain parisien. Je n'ai pas été déçue!

Pour commencer, la boutique est décorée avec soin, et j'aime particulièrement le carrelage "métro" qui recouvre les murs. Tellement parisien ... L'étalage fait tout de suite rêver, car il est riche et bien entretenu : des pains d'épices vont accrochent dès l'entrée, les sandwichs vous sautent dessus après quelques pas, la farandole de tartes sucrées vous font ouvrir grand les yeux (et l'appétit), et les pains et viennoiseries finissent le travail : vous capitulez et reconnaissez comme une évidence qu'il va falloir partir avec un bel échantillon de cette boutique. 


J'ai une passion pour le pain en général, et particulièrement pour les pains spéciaux et autres pains du monde. J'y trouve la simplicité et la douceur d'une vie tranquille. Il y a quelque chose de fondamental et de nécessaire dans le pain qui le rend vraiment important. Si je n'avais pas choisi la voie de la cuisine, j'aurai pu devenir boulangère! 

Gontran Cherrier développe sur son site internet une idée du pain à laquelle j'adhère assez. Allez y jeter un œil.

Pour déjeuner, j'ai choisi : 
- Bun au curry contenant : fromage frais, lamelles de blanc de poulet, coriandre, roquette et oignon rouge.
- En dessert : Tarte au fromage blanc. 

 
Le tout pour 9,30 euros. Ce n'est pas bon marché, évidement. Mais voici mes arguments! 
- Au Mac Degueu, pour le même prix on a un menu maxi, avec maxi frites froides et grasses, burger maxi mystérieux (la viande, elle vient d'une vache? Le pain, il a combien de jour?) et soda qu'on dirait qu'il est coupé à l'eau. 
- Au restau, on a ... rien ... 
- A la boulangerie du coin et pas si bonne, c'est même pas forcément moins cher. Parce que la boulangère pas aimable, elle a décidé qu'elle ferait des formules à 8 euros et si les gens ils sont pas contents, c'est pareil! (je fais bien la boulangère pas aimable!)

Chez Gontran Cherrier, le vendeur était super aimable, et le sandwich était vraiment excellent. Le pain était très frais et avec un franc goût de curry, le poulet était généreux et bien moelleux, la roquette pas du tout fanée et bien goûteuse. Le seul point noir : je n'ai jamais trouvé les feuilles de coriandre. Mais je me suis franchement régalée! 


La tarte au fromage blanc fût une découverte assez étonnante. Voici son étiquette et son beau manteau blanc : 

Intriguant n'est ce pas?

Cette tarte est forcément sous influence germanophile. La crème de pain noir, c'est le pumpernickel, célèbre pain noir allemand acidulé et légèrement humide. Et le fromage blanc m'évoque tout de suite les gâteaux des pays de l'est au fromage blanc. 
Cette association étonnante m'a séduite : la tarte est très peu sucrée et par conséquent elle n'est pas lourde du tout et ne laisse pas en bouche un film sucré persistant. L'appareil au fromage blanc est aérien et fond en bouche. Le seul défaut de ce dessert : il est peut être un peu trop subtil en goût et demande un peu trop d'effort de palet pour découvrir ses arômes. Le jour où j'y suis allée, le vendeur m'a gentillement avoué que le pâtissier n'avait plus de jus d'agrumes ... peut être que ce serait plus puissant avec. 


J'ai également pris un pain au chocolat pour mon amoureux, qui s'est donné pour mission d'établir la liste des meilleurs pains au chocolat de France. Son verdict : il place celui-ci dans le top 5. C'est un beau résultat! 
Pour finir, j'ai choisi une tranche de pain cannelle-noisette-abricot, délicieux, ferme et dense.
Et un pain aux céréales, qui m'a un peu déçue : il y a plus de graines de pavot que de céréales à proprement parler ... Mais ne chipotons pas, il est vraiment bon son pain.

La prochaine fois, je prendrai un jambon-beurre de yuzu (!), et un pain à la châtaigne!
 
Gontrant Cherrier
22, rue Caulincourt
75018 Paris

Une nouvelle boutique ouvre ses porte dans quelques jours dans le 17ème arrondissement de Paris.
Et pour les plus chanceux, il ouvre également une boutique à Singapour ...

jeudi 2 juin 2011

Sugarplum

Sugarplum, un joli petit salon de thé totalement américain : du carrot cake, des cupcakes, mais surtout de beaux gros gâteaux enrobés de crème! C'est américain, c'est pas régime!

Armée de 3 gourmandes (Juliette, Valentine et Aurélie) et de Fricote, mon magazine de chevet, j'ai dévoré ma part de carrot cake, tellement bon, tellement sucré, tellement "Oh My God!".

C'est en rentrant chez moi que j'ai découvert l'article que consacre le dernier Fricote à ce salon de thé. Car chez Sugarplum, on se régale sur place mais on peut aussi commander de beaux gros gâteaux personnalisés pour toutes nos occasions. Vous pouvez en voir une sélection sur leur site, ils sont vraiment impressionnants : je rêve de savoir réaliser un jour de si beaux gâteaux!


dimanche 8 mai 2011

Mamie Gâteaux

A deux pas de l'effervescence de la rue de Rennes, je vous conseille un joli petit salon de thé douillet à la déco définitivement rétro. Ce tout petit établissement cherche à nous séduire en réveillant nos images d'Epinal : nappe de cuisine en liberty, bols en porcelaine dépareillés, bouilloire en étain et présentoirs à gâteaux... C'est sur, nous sommes chez Mamie, et elle nous a préparé pour goûter une bonne tarte maison! 

Avec Juliette du blog Juices and Cakes, Valentine et sa sœur Aurélie, nous avons profité pleinement de cette ambiance de maison de poupée et nous avons toutes été très contentes de nos pâtisseries. Ma tarte abricots-citron était délicieuse mais je dois avouer que j'ai regretté ne pas avoir choisi le carrot cake après en avoir goûté un morceau dans l'assiette de ma voisine : topissime! 

Une part de tarte abricots-citron

La pâtisserie du jour (environ 10 au choix) : 5 euros
Le thé (environ 10 au choix) : 5 euros
Le café : 2,50 euros
La citronnade au miel : 4 euros

66, rue du Cherche Midi
75006 Paris

lundi 2 mai 2011

La pâtisserie des rêves

Après quelques semaines de pause, le blog est de retour, et j'en suis ravie! C'est reparti pour des recettes, des adresses, des photos, aussi souvent que le temps me le permettra. Pour repartir en fanfare, une adresse à ne pas manquer.

C'est à Paris, rue du Bac, que loge une discrète pâtisserie dont les blogs de cuisine parlent depuis quelques mois : La pâtisserie des rêves. Je ne suis pas de ceux qui se ruent sur le dernier endroit à la mode pour l'avoir testé avant tout le monde. Au contraire, je préfère arriver après la bataille, lorsque l'effervescence est un peu retombée. J'avais lu tant de critiques élogieuses sur cette pâtisserie, il était temps que j'aille la découvrir.

En franchissant le seuil, premier étonnement.
- "Elles sont où les pâtisseries?"
- "Là, au milieu!"
Dans cette pâtisserie, point de vitrine où les gâteaux sont gentillement alignés les uns à côté des autres. Aussi précieuses que des perles, les "pâtisseries des rêves" reposent sous des cloches de verre. Protégées comme des bijoux, elles trônent au centre de la pièce. 

C'est seulement après avoir fait trois fois le tour de la boutique, contempler chaque produit, après avoir fais des "oh!" et des "hmmmm" que mon choix s'est porté sur un Paris-Brest. Ceux-ci sont présentés comme les "meilleurs Paris-Brest de Paris", et je dois reconnaître que c'est largement mérité!


dimanche 6 mars 2011

Cupcakerie Chloé.S

Vous rêviez de pouvoir à nouveau jouer à la dinette? Vous ne trouviez pas d'occasion pour mettre votre jupe patineuse? Chloé.S peut vous sauver : sa cupcakerie est une ôde à la girly attitude, avec une touche rétro stylée, entre Dirty Dancing et Beverly Hills 90210. 

C'est accompagnée de RoseandCook que j'ai testé ce salon de thé qui attire toutes les jeunes filles de la capitale.


Chloé.S propose surtout des cupcakes mais pas seulement. Vous pourrez aussi repartir les bras chargés de bijoux fantaisie à l'effigie du cupcake ou d'accessoires pour réaliser vos cupcakes maison "comme Chloé" (caissettes, paillettes alimentaires, sucres colorés).


Chez Chloé.S, tout est rose, de l'assiette aux murs du salon en passant par les carreaux de la cuisine! On sent que chaque détail a été savamment réfléchi. La salière et la poivrière sont des petits cupcakes, que l'on retrouve encore sur les sets de table en bois. Les serveurs nous préparent notre orange pressée avec des Magimix rose et nos moitiés de fraises sont parsemés de paillettes ... On se souvient alors que Chloé est une ancienne graphiste et qu'elle a doit avoir une solide connaissance dans les règles du marketing visuel. Cela dit, l'équation fonctionne plutôt bien car on y passe un agréable moment et les cupcakes sont délicieux ... finalement c'est pour ça qu' on était venues!


Je songe à demander à mon chef qu'on relooke notre cuisine ... tout en rose, comme chez Chloé ... (je sens que ça va lui plaire ...)


Cette cupcakerie a du succès, pour preuve les clients qui se succèdent (qui sont quasiment uniquement des clientes). Pendant que nous y étions, les deux serveurs ont chanté un joyeux anniversaire à une cliente, bougie sur le cupcake. Chloé est arrivée et a défilé devant le bar avec son nouveau tablier à carreaux verts. On s'y sent comme dans une maison de poupée et il na faut pas avoir d'aversion pour l'ambiance fi-fille. 

Total de ma facture : 
- Un brunch sucré-salé : 19 euros (!!!!) : un café, un jus d'orange pressé, un petit bol d'œufs brouillés délicieux, un cupcake banane-caramel beurre salé, quelques fruits frais découpés sur l'assiette, du beurre et de la confiture. Et à se partager à 2, un panier avec de la baguette aux céréales, des tranches de pain complet, un mini croissant, un mini pain au chocolat et une briochette. 
- Un café supplémentaire : 2,50 euros
- Deux cupcakes à emporter : 3,50 euros la pièce
L'un à la fleur d'oranger pour moi et l'autre choco-noisette pour mon amoureux. 
J'ai adoré le mien et le chocolat a été validé comme "bon, mais rien d'extraordinaire".
Total : 28,50 euros 

C'est cher, surtout que finalement on n'a pas beaucoup mangé et qu'en arrivant chez moi, j'avais déjà un petit creux. 

Mais j'ai passé un très agréable moment avec Rose, qui est vraiment sympa et que je remercie! 


La cupcakerie Cholé.S
49, rue Jean Baptiste Pigalle
75009 Paris


vendredi 11 février 2011

Une tête de veau, un mardi matin

Avez-vous déjà mangé de la tête de veau? J'imagine que la réponse est non. Ou bien j'ai vraiment raté une étape dans mon apprentissage de la cuisine française ...

C'est un plat de grande tradition française, mais il doit bien y avoir une raison si parfois la tradition est mise de côté et si certains plats sont boudés par les gens du 21ème siècle que nous sommes. 

Imaginez ... une belle tête de veau décortiquée, reconstituée en forme de rôti, bien serrée dans un large morceau de couenne épaisse ... et quand le filet est défait à la fin de la cuisson, c'est un joli bout de langue qui pendouille! J'ai eu beau essayer, je n'ai pas voulu le couper, ni le regarder de trop près. L'odeur déjà m'a donné un haut-le-cœur. Erck! C'est vrai, une cuisinière doit savoir tout cuisiner, mais pour le moment, je ne suis qu'apprentie, alors je profite!

Passé cet épisode de la tête de veau (qui est parti comme des petits pains, il n'en restait plus à la fin du service ... il y a des choses que je ne comprends pas quand même ...), je pensais être tranquille pour le reste de la semaine. Ce matin, après avoir mis au four un joli gâteau au chocolat, je suis chargée de mettre le lapin en marinade. C'est avec joie que j'attrape cuisses et râbles de lapin quand ma main tombe sur ... la tête du lapin! C'est bizarre, ma main ne reconnait pas la forme d'un morceau connu ... j'attrape quand même à pleine main, faut pas être mijaurée. Lorsque je m'aperçois que mon doigt s'est coincé dans le trou qui jadis accueillait l'œil du pauvre lapin. Surprenant! Finalement, découper ses reins, foie, poumon et cœur était juste la cerise sur le gâteau de cette semaine très bouchère! 

Pour finir, j'ai appris que les messes-basses de la machine à café ne sont pas l'apanage des bureaux. J'ai compris les tensions entre chacun et les conflits de pouvoir. J'ai aussi droit au collègue qui peste contre tous les autres et surtout lorsqu'ils ne sont pas là ... visiblement, les petits mesquins sont partout ...

Au fait, voila ce qui me met de bonne humeur aujourd'hui : pour la première fois, il a fait si beau que les tables sont sorties en terrasse et les clients ont déjeuné dehors. Et moi, j'ai pris leur place en fin de service pour prendre un café, le visage tourné vers le soleil.

Pas de recette dans ce post. Cependant, je reviens au plus tard lundi matin pour un article commun avec mes copines blogueuses, sur un thème très "14 février"! 

BON WEEK END A VOUS!!

lundi 13 décembre 2010

Workshop ISSé

Le Wokshop ISSé est une épicerie fine japonaise située dans le 2ème arrondissement de Paris. Le quartier de l'Opéra Garnier rassemble de nombreux restaurants et commerces japonais, mais cette adresse est de loin la plus fine et la plus pointue pour trouver des produits de qualité.

Transie par le froid, la tête enfoncée dans les épaules, je me dirige rue Sainte-Anne pour pousser la porte des commerces japonais qui se succèdent. Ce quartier est l'endroit idéal pour dénicher d'authentiques produits importés du Japon. Ces épiceries sont parfaites pour se réapprovisionner en nouilles, sauces de soja, pâtes de piment, saké, feuilles de nori ... mais aussi pour dénicher des produits typiquement japonais comme leurs pâtisseries au haricot rouge. Il faut prendre un peu de temps pour observer tous ces petits articles inconnus qui nous donnent un air circonspect. Souvent on ne sait pas ce que contiennent tous ces flacons et sachets, et les étiquettes écrites en japonais ne sont pas là pour nous renseigner. Cependant, dans chacune des trois boutiques où je suis allée, les vendeurs et vendeuses étaient très sympathiques et disponibles pour répondre à toutes mes questions.


Deux bonnes épiceries japonaises rue Sainte-Anne : 

K-MART
6-8 rue Sainte Anne. 

Cette grande épicerie propose un large choix de produits secs, de fruits et légumes, de pâtisseries et dispose même d'un très bel étal de viandes et surtout de poisson frais. Les poissons sont parfaitement préparés et donnent envie de préparer des sushis maison!

A la caisse, vous trouverez des chaussons à la vapeur,  farcis aux légumes ou à la viande. Pour 1 euro la pièce, il fait vraiment tester ces petits pains moelleux délicieux.
Dans une petite salle à part se trouve la Kaféria de la boutique. On y mange des plats japonais à prix doux, dans des barquettes. 

Il faisait très froid et pour me réchauffer j'ai voulu essayer un bol de pâté de poisson dans du bouillon, agrémenté de morceaux de radis noir. Ce n'était pas mauvais, mais pas bon non plus! Les textures sont inattendues, et les saveurs assez fortes. Mais pour 2 euros, je n'avais plus faim et j'avais bien chaud. Alors je le conseille à tout ceux qui, comme moi, aiment les expériences gustatives!


ACE MART
63 rue Sainte Anne.

Cette boutique plus petite que la précédente ne propose pas de produits frais. C'est une épicerie coréenne et japonaise où l'on trouve de nombreux biscuits, plats préparés, du thé matcha en poudre, du tofu. 

Il n'est pas aisé de comprendre le contenu de tous ces sachets, mais le vendeur a pris le temps de répondre à toutes mes questions.


WORKSHOP ISSé
11, rue Saint-Augustin (perpendiculaire à la rue Sainte-Anne)

Voici ma boutique favorite. Dès mon entrée dans cette épicerie chic, une vendeuse a écouté mes demandes, a sélectionné quelques produits et m'a installé autour d'une table haute disposée au centre de la pièce. Je cherchais une sauce de soja de qualité et j'ai pu en goûter cinq différentes. 
Nous avons ensuite parlé du yuzu, petit fruit asiatique, et j'ai pu goûter le jus concentré, les zestes confits et la pâte de fruit. La vendeuse voyant mon plaisir à boire du jus de yuzu est partie quelques instants me préparer une tasse de jus concentré dilué dans de l'eau chaude, avec quelques zestes au fond de la tasse et une cuillère de miel. Qu'est ce que c'est bon! J'étais parfaitement à l'aise sirotant ma boisson chaude en discutant cuisine japonaise avec cette délicate jeune fille.

Un client venait pour acheter du bon saké ainsi que du whisky japonais. Cette boutique propose des bouteilles de saké millésimés et d'autres alcools japonais de qualité. Même lorsque l'on achète de l'alcool on a le droit de goûter avant de choisir. 

La boutique est belle est les vendeuses sont vraiment très serviables et aux petits soins pour leur client. C'est un plaisir de faire ses courses dans un tel lieu qui nous donne l'impression de découvrir les meilleurs produits. Le plaisir a tout de même un prix et il m'a fallu verser 10 euros pour 145 ml de sauce de soja et 15 euros pour 10 cl de jus de yuzu. Même après le passage à la caisse, j'étais tellement contente d'avoir découvert cette boutique que j'en suis ressortie le sourire aux lèvres, avec le sentiment d'avoir des petits trésors dans mon sac.


Je parlerais un peu plus du yuzu dans un prochain article qui sera publié le 20 décembre sur le site du Paulette Magazine. (normalement! sauf contre-indication de dernière minute)
Je vous prépare un menu de Noël aux inspirations asiatiques, qui sort un peu des sentiers battus ...